Les 5 fondamentaux de la communication non violente.

Parler vrai. Écouter vraiment. Sans s’écraser, sans exploser.

La majorité des conflits ne viennent pas de ce qu’on dit,
mais de la manière dont on le dit.

Tu peux avoir raison — et braquer l’autre.
Tu peux être sincère — et pourtant blesser.
Tu peux vouloir apaiser — et finir en silence radio.

C’est là que la communication non violente (CNV) devient utile.
Pas pour être “plus gentil·le”.
Mais pour être plus clair·e, plus humain·e, plus ancré·e dans ce que tu veux vraiment.


La CNV, c’est quoi (et ce que ce n’est pas) ?

Ce n’est pas parler tout doucement, éviter les conflits ou tout accepter pour “garder la paix”.
C’est une manière de communiquer qui repose sur quatre piliers :

  1. observer sans juger,
  2. exprimer ce que tu ressens,
  3. identifier tes besoins,
  4. formuler des demandes claires.

Et un cinquième, souvent oublié :
accueillir ce que l’autre vit.
Même si c’est inconfortable. Même si ça te bouscule.


1. Observer sans juger

On croit qu’on est factuel, mais en vrai…
on projette.

Exemple :
❌ “Tu t’en fiches de moi.”
✅ “Tu ne m’as pas répondu depuis hier soir.”

La première, c’est une interprétation.
La deuxième, c’est une observation factuelle.
Et c’est à partir d’elle qu’une discussion peut vraiment commencer.

Moins tu juges → plus l’autre peut entendre.


2. Dire ce qu’on ressent (pas ce qu’on pense)

“Tu me rends fou.”
“Tu m’humilies.”
“Tu me fais me sentir inutile.”

→ Ce ne sont pas des émotions. Ce sont des accusations déguisées.

La CNV te propose de faire un pas de côté :
➡ “Je me sens dépassé·e.”
➡ “Je ressens de la tristesse.”
➡ “Je me sens blessé·e, inquiet·ète, seul·e…”

C’est vulnérable. Mais c’est vrai.

Tu ne parles plus contre l’autre, mais depuis toi.


3. Identifier ton vrai besoin

Derrière chaque émotion, il y a un besoin non comblé.
C’est là que ça devient puissant.

Tu ne dis plus “tu me saoules”.
Tu dis : “J’ai besoin de calme / de soutien / d’être entendu·e.”

Exemples de besoins fréquents :

  • besoin de reconnaissance
  • besoin de repos
  • besoin d’autonomie
  • besoin de clarté
  • besoin de lien

Et parfois… tu ne sais pas encore formuler. C’est ok.
Juste poser la question : “De quoi j’ai vraiment besoin là ?”
→ C’est déjà énorme.


4. Formuler une demande claire

On croit qu’on demande… mais en fait, on accuse ou on menace.

❌ “Tu pourrais faire un effort quand même.”
→ flou, passif-agressif, source de conflit.

✅ “Tu peux m’aider à débarrasser la table ce soir ?”
→ clair, concret, bienveillant.

Une demande, ce n’est pas une exigence.
C’est une ouverture.

Et si l’autre dit non, tu peux en parler. Pas exploser.


5. Accueillir l’autre (vraiment)

On a tous ce réflexe :
écouter pour répondre.
Au lieu d’écouter pour comprendre.

Mais l’autre aussi a une émotion. Un besoin. Une histoire.
Même si tu n’es pas d’accord.
Même si c’est dur à entendre.

L’écoute active, c’est faire de la place.
Pas pour excuser l’autre.
Mais pour lui permettre de s’exprimer sans peur.

Et là, la magie peut opérer.


En résumé

La CNV, ce n’est pas un truc bisounours.
C’est un outil de transformation des relations.
C’est dire “je me respecte”
et “je veux comprendre l’autre”.
Sans t’écraser.
Sans exploser.

➡ C’est un entraînement. Un muscle.
Et ça commence petit : une phrase à reformuler. Un silence à accueillir. Une demande à clarifier.

T’as une pensée, une question ou juste un truc à dire ? Viens poser ça en commentaire — on lit tout.